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Bons Plans Istanbul

Dates : avril 2010; août 2013 et février 2016


Introduction

La première fois que j’ai vu Istanbul c’était dans le film… Midnight Express ! Autant vous dire que cela ne m’a pas spécialement donné envie de découvrir la ville, ni ses prisons turques, étonnamment ! 😊

Ensuite, j’ai vu De l’autre côté en 2007, superbe film de Fatih Akin tourné entre l’Allemagne et Istanbul, et qui m’avait bouleversé au Festival de Cannes, avec notamment deux superbes et incroyables actrices jouant les rôles principaux.

Puis je n’ai cessé d’entendre parler de cette ville en des termes tout à fait positifs et élogieux, alors forcément j’ai été attiré, et cela a attisé ma curiosité.

J’ai depuis eu l’occasion d’aller à trois reprises à Istanbul, en 2010, 2013 et 2016. Et à chaque fois, j’ai été séduite par cette ville si dynamique, jeune, peuplée, et mélangée.

Malheureusement, en 2014 est arrivé au pouvoir le président archi conservateur Erdogan, qui a fait beaucoup de mal à la Turquie et à Istanbul : répression violente, intégrisme religieux, mépris de la culture…

Malgré tout, le souvenir que je garde d’Istanbul, c’est une ville très contrastée, à la fois très occidentale et moderne, très berlinoise dans le district occidental de Beyoğlu ou sur la rive asiatique dans le quartier de Kadıköy, et à la fois beaucoup plus traditionnel et musulman pratiquant dans le quartier d’Eminönü.

Le tout agrémenté de très nombreux adorables chats errants, d’une population globalement très jeune (et avec des gens très beaux je trouve), d’une bonne gastronomie de style méditerranéenne, de jolies rues pour se promener, de nombreuses terrasses et bars, des joueurs de backgammon, ses jolis tramways à l’ancienne… une ville très dynamique en devenir, effervescente.

D’une ville très dense aussi : la première fois que j’ai descendu l’avenue Istiklal (l’une des artères principales et piétonne du centre- ville) depuis la place Taksim, j’ai d’abord cru à une manifestation tant la foule était dense !

Dans la série « retrouvailles improbables », c’est à Istanbul que j’ai retrouvé l’enseigne LC Waikiki, tombée en désuétude en Europe après quelques années au top parmi les teenagers parisiens fin 80s & début 90s. Sans le singe emblématique à ma grande déception. En effet, on croise de très nombreuses boutiques de cette marque dans toute la ville (j’ai lu par la suite que la marque, créée initialement par des français, était passé aux mains des turcs en 1997, et était même considéré comme le plus grand détaillant turc, avec près de 400 boutiques dans le pays)

Visiter Istanbul

Pour vous promener, le district Beyoğlu, situé sur la rive européenne du Bosphore est très agréable, et c’est là où vous serez la plupart du temps je pense, car c’est dans celui-ci que se concentre la majorité de la vie nocturne et culturelle de la ville, et c’est la partie la plus moderne.

Il se compose de plusieurs quartiers, parmi lesquels on peut citer Galata (la citadelle médiévale génoise), Karaköy ou Cihangir, tous les trois très sympas à visiter.

Dans le quartier ancien d’Eminönü (cœur de Constantinople, ancienne capitale byzantine) et une fois traversé le pont Galata, vous arrivez dans ce quartier beaucoup plus traditionnel, où se situent aussi la plupart des attractions touristiques « carte postale » (mais qui valent le détour néanmoins) comme la Mosquée Bleue, le Palais Topkapi, la Basilique Sainte Sophie ou encore la Basilique Citerne et la fontaine d'Ahmet III. Prévoyez une tenue suffisamment couverte et « décente » pour pouvoir visiter les mosquées. Ce quartier étant très touristique et traditionnel, je ne vous conseille pas de prolonger sa visite une fois que vous en avez vu ses différents monuments.

Le pont de Galata qui enjambe la Corne d'Or et ses nombreux pêcheurs est très vivant et mérite qu'on le traverse, que ce soit par en haut ou par en dessous.


Une balade en bateau sur le Bosphore est le parfait moyen de découvrir d’autres quartiers de la ville du côté oriental. Il est alors possible de s’arrêter à chaque stop puis de remonter pour s’arrêter au prochain. La balade est très sympa et permet d'admirer de très jolies maisons, immeubles, palais...

Le quartier de Kadıköy, un quartier bobo, intellectuel et alternatif de la ville mérite notamment qu’on s’y attarde car est vraiment très sympa.


Boire un verre

Istanbul regorge de très nombreux bars, dont beaucoup disposent soit d’une terrasse soit d’un rooftop.


  • Peyote : l’un de mes bars préférés d’Istanbul, super bar très cool et populaire avec un rooftop, au 2ème étage d’un immeuble. Bonne musique, bonne faune de djeuns locaux et plutôt arty, avec des concerts de petits groupes alternatif en hiver au 1er étage (dans quartier Nevizade vers Istiklal / galerie du marché au poisson)

  • Kiki: mon bar préféré d’Istanbul, super bar boîte, joli lieu en longueur avec toujours de la bonne musique et de jolis gens, branchouille et joli, parfait pour boire un verre en 2ème partie de soirée en digérant en dansant. Relativement cher pour Istanbul mais avec de super cocktails (mention spéciale au cocktail avec vodka, concombre et melon…)

  • Café Urban : vers Galatasaray. Dans un passage fleuri et ombragé piéton, avec plein de street art tout autour, et une terrasse très sympa. Parfait en journée, mais aussi pour l’apéro.

  • Grand Hôtel de Londres : hôtel palace au charme désuet et à la déco old-school, datant de la fin du XIXème siècle, il vaut vraiment la visite et son rooftop est un excellent spot pour prendre un verre avec une vue imparable

  • Beats : bar boîte sur 4 étages, avec de la bonne musique house à l'étage 4. Ne pas avoir peur de la musique au rdc car la musique au-dessus est mieux (bon, à l’époque j’avais 10 ans de moins, donc je dirais que ça doit valoir le coup quand on a 25-30 ans max)

Recommandé mais pas testé

  • Mama Shelter : la version Stambouliote de la chaine de lieux ouverts par vient d'ouvrir, avec un rooftop sympa pour apéro avec vue à quasi 360° apparemment.

  • Karga : bar dans Kadikoy censé être bien


Manger

On mange très bien à Istanbul, à la fois grâce à sa proximité avec la mer et ses nombreux arrivages de poissons & fruits de mer et par sa gastronomie fine et variée, proche de celle de la Grèce ou du Liban.

Des kebabs bien entendu, à la fois comme on l’entend en France (mais là-bas, ces sandwiches s’appellent les döner) et comme on l’entend là-bas, les kebaps désignant en Turquie les restaurants où l’on peut déguster des assiettes de grillades de viandes et légumes.

L’Iskender kebap est délicieux mais très lourd, mélange de viande servie sur un lit de pain, avec sauce tomate et sauce au yaourt.

Grillades, brochettes, poivrons, aubergines, moussakas, mezzes (sur le même concept qu’au Liban), kefte (boulettes de bœufs aux herbes), falafels, pides (délicieuses petites pizzas turques végétariennes) … le choix est vaste en produits méditerranéens.

Attention : les turcs aiment beaucoup la viande de mouton et / ou d’agneau… si, comme moi, vous n’en mangez pas, pensez bien à leur demander quelle viande contient le plat que vous commandez… quitte à émettre de manière ridicule le bêlement du mouton afin de se faire comprendre auprès d’un serveur qui ne parlerait pas bien l’anglais (ça arrive souvent)

Par sa proximité avec la mer, les poissons et fruits de mer ne sont pas en reste. Les poissons grillés, les moules farcies au riz que l’on trouve proposé par de très nombreux étals et vendeurs ambulants et les sandwichs au poisson frais, à déguster vers le marché aux poissons d’Eminönü et vers le pont de Galata (attention : fortes odeurs de poissons dans ce coin là… il faut aimer) sont légion.

Pour les desserts, les fameux turkish delights, divers desserts à base de pistache, amande, miel, noisettes… achèveront de vous remplir la panse.

En termes de boissons, le thé est servi partout (un thé noir classique), tout comme le café turc (un café très épais contenant moitié eau, moitié marc de café et préparé dans une casserole en fonte).

Si vous voulez vous initier aux alcools locaux, le raki est la boisson nationale, équivalent de l’ouzo grec ou du pastis français (vous l’aurez compris, il faut aimer l’anis)

Si comme moi vous n’aimez pas l’anis, il vous reste la bière locale, la Efes.

Evitez à tout prix le vin local, j’ai eu le malheur d’en tester, je n’ai pas compris ce que le breuvage que j’ai bu avait à voir avec du vin.

Malheureusement, Istanbul étant une ville qui évolue vite, de très nombreuses adresses que j’avais découvertes ont fermé depuis… ce qui fait que je n’ai presque plus rien à vous conseiller comme restos, mais je suis sûre que des dizaines d’entre eux ont ouvert depuis, et ne demandent qu’à être découverts ! (c’est donc aussi le signe qu’il faut que j’y retourne)

  • Canim Cigerim : très bon restaurant, pour déguster de super brochettes vers Istiklal (j’ai peur qu’il ait fermé)

  • White Mill : très chouette bar restaurant assez chic et classe avec super jardin intérieur et jolie déco. On y mange très bien.

Pas testé mais recommandé :

  • Helvetia : restaurant veggie censé être très bon vers Tünel malheureusement pas testé mais réputé

  • Van kahvalti evi :pour y prendre son petit déjeuner

Shopping

Beyoglu

Galip Dede : une rue qui part d’Istiklal, très sympathique où il y a entre autres plein de vendeurs d’instruments de musique, en bas de Tünel.

Il y a aussi tout autour de Tünel plein de boutiques et restos design tout autour, et la boutique de tee shirts Aponia, en mode tee shirts avec imprimés marrants (que pour mec malheureusement comme quasi toutes les boutiques de tee-shirts marrants)

Quartier Kadıköy :

Dans ce quartier très sympa et bobo situé sur la rive asiatique d’Istanbul de l’autre côté du Bosphore mais qui vaut le détour, allez vers les Rue Sarraf Ali Sokak et Dr Ihsan Ünlüer Sokak : ce sont des rues très sympa et mignonnes, avec de nombreuses boutiques, au moins pour la première.



Culture


  • Istanbul Modern : très chouette musée d’art moderne d’Istanbul. Vous pouvez même déjeuner au restaurant sur place (à l’heure où je vous parle, j’apprends que le musée, ouvert en 2004, va être détruit puis reconstruit au même endroit par Renzo Piano, après une période de transition où il sera hébergé dans les locaux de l’Union Française d’Istanbul. Consultez bien le site pour savoir où aller et connaitre l’actualité de ce musée du coup)



Loger

Se loger dans le centre, vers Beyoglu. Il y a de nombreux Airbnb.

Attention à ne pas prendre dans l’un des coins ghetto de Beyoglu comme nous avions eu le malheur de faire en 2013…

Nous avions en effet un appart au Nord-Ouest de Beyoglu, vers le Park Sururi… et avions regretté très rapidement ce choix !! Rien que pour que le taxi trouve la route ET y accède, cela aurait dû nous mettre la puce à l’oreille… 30 minutes et 10 rues avec des dénivelés de 30 degrés plus tard, on a fini par arriver à destination… destination qui se trouver donner sur une sorte de déchetterie, et dans un quartier ghetto ghetto, où même les enfants que l’on croisait étaient menaçants… (l’un d’eux nous a même envoyé une bouteille en verre lorsque nous sortions de chez nous… et le dernier jour, plusieurs d’entre eux squattaient juste devant l’entrée de notre immeuble en train visiblement de sniffer de la colle…)

Moralité : l’avenue Tarlabasi est un séparateur très net entre quartier ghetto (au Nord) et Beyoglu sympa (au Sud).

Cherchez plutôt à être au Sud d’Istiklal, dans le quartier de Cihangir par exemple.


Galerie photos






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© 2020 par Anaïs Flores. Créé avec Wix.com

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